SÉRIES

// UN SI JOLI VILLAGE // 

« Pendant sa résidence aux Arques, Giulia Andreani a poursuivi sa démarche
qui est de donner de la visibilité aux invisibles (...) 

Elle s’est intéressée à une zone d’ombre autour de Zadkine,
esprit tutélaire des Arques où il vécut et travailla des années trente jusqu’à
sa mort, en réactivant le souvenir de Valentine Prax, sa compagne. 

Artiste elle aussi et même excellent peintre, elle vécut comme tant d’autres
femmes artistes et compagnes d’artiste, à l’ombre du maître qui captait
presque toute la lumière. (…) L’autre travail évoque une face sombre,

cantonnée sur le plan de l’histoire de la communauté, 
mais central sur le plan de sa morale collective, qui concerne un épisode douloureux 
de la dernière guerre avec ses victimes étrangères, ses résistants et ses salauds »

Jean Paul Blanchet, 2016
Extrait du texte rédigé à l’occasion de Un si joli Village, 

exposition de la 26e session de résidence aux Ateliers des Arques.

      Femme d’intérieur, 2016, acrylique sur toile, 200 x 350 cm

      On n’en saura rien, 2016, acrylique sur toile, série de 8, 35 x 27 cm chaque


// ABSCHIED VON EUROPA // 
(Série montrée suite à une résidence lors d'une exposition à Rio de Janeiro, Brésil)
 
« Tous les chevaux livides de l'Apocalypse se sont rués à travers mon existence :  
révolution et famine, dévalorisation de la mémoire et terreur,  
épidémies et émigration (...) 
nationalisme qui a empoisonné la fleur de notre culture européenne »

Stefan Zweig, 
Le Monde d'hier, 1944.

Abschie I & II, 2015, acrylique sur toile, 81 x 60 cm







































// SEPT FEMMES //

« Les premières réactions ont été de supposer que ces femmes ont été des victimes 

ou des prisonnières. Le visage de Juana Bormann peut-être influence-t-il cette lecture ? 
Une certaine crédulité persiste toujours face à l’image photographique 
même s’il est possible de mettre en scène un visage pour qu’il apparaisse 
plutôt comme bourreau que comme victime.
Un effet produit par le bidimensionnel, le Bild, peinture ou photographie, dont il faut se méfier. 

Dans la peinture, l’image est d’autant moins vierge que lorsque je peins un visage 
de multiples questionnements issus de mes recherches me traversent »
 

Extrait de l’interview par Point Contemporain, mars 2016.

        Sept femmes, 2015, acrylique sur toile, 35 x 27 cm chaque, collection FRAC Poitou Charentes



// DAMNATIO MEMORIAE //

«
Cette "condamnation du souvenir" est une peine touchant celui qui est convaincu de s'être comporté en ennemi (...) La damnatio memoriæ est le contraire de la divinisation (consecratio) »

C. Salles, La Damnatio Memoria sous l'empire, 
in Historia n°24, juillet 2015.

           Damnatio Memoriae III, 2015, acrylique sur toile, 150 x 200 cm 

                                                                                   Damnatio Memoriae I & II, 2015, acrylique sur toile, 200 x 150 cm




// TOUT GESTE EST RENVERSEMENT //

« Les œuvres de Andreani sont innervées 

de telles rencontres improbables et autres téléscopages 
qui désamorcent les références initiales 
afin de les soumettre à des relectures 
qui nous incitent à interroger les liens entre images fixe ou en mouvement 
et l’histoire. Pièces à conviction, documents, fiction et réalité : 
ces notions sont mises à rude épreuve dans son œuvre »

Erik Verhagen, 2015 

Requiem pour un jeune poète.

       Le Rempart, 2015, acrylique sur toile,190 x 410 cm 

        Le cours de dessin, 2015, acrylique sur toile, 150 x 200 cm

 
      Sans titre (Salomé), 2014 aquarelle sur papier, 18 x 26 cm

                                             Avec une fille à poil tu peux le faire à 100 euros de plus, 2014, aquarelle sur papier, 18 x 26 cm


     HH Puppen 2, 2015, aquarelle sur papier, 18 x 26 cm



// VESTEM MUTO //
 
« Dans les toiles qu’elle réalise, Giulia Andreani 

explore les traces de cette prise de pouvoir,
du cliché de l’infirmière à ces courageuses employées dans les chemins de fer, 

mais toujours interdites de pantalon (...) [elle fouille] la question du genre, 
tabou que la guerre a commencé à faire tomber »
 

Emmanuelle Lequeux, 2014
La guerre de 14/18 vue par les artistes contemporains
Beaux Arts Magazine, N°358.


      Cheminotes, 2014, acrylique sur toile, 240 x 200 cm
     
 
    Maire, 2014, acrylique sur toile, 180 x 140 cm

                                                                               Uniforme français, 2014, acrylique sur toile, 180 x 80 cm



// HISTOIRE DES POUVOIRS //
 
« Giulia Andreani travaille sur l’apparition, la persistance,
la nostalgie, la mort aussi, et La Chambre claire a été
pour elle une invite et un défi permanent à créer son
propre univers. Elle capture le « ça a été », le détourne
et le peint : dans ces frontières bleutées, 

elle crée des émergences fantomatiques, 
des résurgences d’histoire officielle (...) Face à ses tableaux, 
la mémoire peine à se frayer un chemin jusqu’à la surface de la conscience, 
on tente malaisément de s’approcher de la réalité de ses sujets, 
s’appuyant vainement sur ses titres détournés,
et on reste entre deux mondes, en suspens au milieu de ses images »


Marc Lenot, 2012
Slickers n°4.


      Les histoires d'amour finissent mal en général, 2011, acrylique sur toile, 146 x 114 cm 

       Love me tender (East side), 2012, acrylique sur toile, 100 x 80 cm

       Love me tender (West side), 2012, acrylique sur toile, 100 x 80 cm  

    
#DADDY
 
Giulia Andreani « investit les clichés de dignitaires
nazis saisis par l’objectif dans le calme du
repos familial. Goebbels et autres monstres, les
voilà pères parfaits, maris aimants. Sauf que
Giulia Andreani introduit dans ses images ce
trouble qu’en digne germanophile, elle appelle
‘Unhelmlich’. Cette inquiétante étrangeté, banalité
du mal qu’elle souligne de son pinceau bleu
délavé, qui révèle autant qu’il efface »


Emmanuelle Lequeux, 17 janvier 2014
Giulia Andreani, Les visages de la mémoire - QDA 525.

                                          Daddy #4, 2013, acrylique sur toile, 80 x 60 cm


      Daddy #1, 2012, acrylique sur toile, 130 x 97 cm


#FOREVER YOUNG

« Derrière l’apparente candeur et fierté de
jeunes hommes, se cachent les visages des
futurs dictateurs du monde contemporain »
 

Christine Ithurbide, 2012
Ubiquités, Prix Sciences-Po pour l’art contemporain.


      Forever young, 2012, série de huit toiles, acrylique sur toile, 27 x 35 cm



// I SHOT HIM DOWN //
 

« Les femmes, souvent restées dans l'ombre
du pouvoir, réapparaissent dans ses
peintures aussi discrètes et séduisantes que
dangereuses »


Christine Ithurbide, 2012
Ubiquités, Prix Sciences-Po pour l’art contemporain.



      Maquisarde, 2012, aquarelle sur papier,17 x 24 cm

        I shot him down, 2012, aquarelle sur papier,17 x 24 cm                                                  MRN017 (Femme au fusil), 2013, aquarelle sur papier, 26 x 18 cm

      Résistantes grecques, 2012, aquarelle sur papier, 36 x 48 cm




// HISTORIA[E] //
 
« A la grande histoire, Giulia Andreani superpose la
petite histoire. Elle poursuit les parcours d’anonymes
qui pendant ou après la seconde guerre mondiale,
ont traversé leurs pays pour en rejoindre d’autres.
C’est un travail d’enquête qui intervient à la suite
d’une rencontre, comme c’est le cas pour le projet
{Non} si passa la frontiera (2013).
Peintures et aquarelles retracent la vie d’Eduardo
Cosimo Cammilleri qui s’est installé en France après
avoir fui l’Italie de Mussolini »
 

Julie Crenn, 2014
Introducing - Artpress n°409
 

« Giulia Andreani utilise une peinture acrylique
très diluée, qu’elle applique presque comme de
l’aquarelle sur une toile de coton, recherchant à la
fois les effets de matières, d’ombres, de coulures et
un effacement permanent. Ces images sont réalisées
comme des monochromes, avec une seule teinte :
le gris de Payne, qui est un mélange de noir, rouge
et bleu, créant une teinte très particulière, entre le
chaud et le froid ; une teinte un peu magnétique qui
n’est d’ailleurs pas sans évoquer le côté miroité des
anciens daguerréotypes et des vieilles photos »


Léa Bismuth, 2012
57e Salon de Montrouge.


      Eduardo Cosimo Cammilleri (enterrement de vie de garçon), 2013, acrylique sur toile, 200 x 145 cm 

       Babochka, 2011, acrylique sur toile, 130 x 195 cm

      Un beau jour, 2013, acrylique sur toile, 200 x 145 cm

« Son travail aime à croiser le ‘‘néoréalisme
tragicomique de Pietro Germi, l’hypermaniérisme
politisé de Pier Paolo Pasolini, les lumières
décadentes de Luchino Visconti’’, tout en
puisant dans l’univers des figures déformées et
clownesques des collages d’Hannah Höch et des
peintures de Gerhard Richter. Chacune de ses
toiles laisse transparaître une véritable recherche
sur la graphie de la lumière, l’inachevé, le vide,
le blanc, le transparent, le fantasme autour de la
photographie »


Christine Ithurbide, 2012
Ubiquités, Prix Sciences-Po pour l’art contemporain





// ALLEGORIES //

« Elle retourne ainsi les images de propagande pour
en faire de véritables instruments critiques envers
des sociétés qui ne semblent pas avoir retenu
les leçons de leur propre histoire. Entre passé et
présent, les erreurs, les torsions, les manipulations,
les horreurs perdurent. L’artiste veille aux images, à
leur rôle, au discours qu’elles véhiculent et à leurs
répercussions normées sur l’imaginaire collectif »


Julie Crenn, 2014
Introducing - Artpress n°409.


      If I fail he dies, 2011, acrylique sur toile, 114 x 144 cm

       
      Miss Europa, 2014, acrylique sur toile, 200 x 145 cm 



// PERSONA //

« Dans la plupart de ses oeuvres, Giulia s'attache à
présenter les moments de basculement, de déclin,
ceux et celles qu'ils emportent dans leur chute, portant
des masques grotesques, agonisants ou cyniques »

Christine Ithurbide, 2012
Ubiquités, Prix Sciences-Po pour l’art contemporain.

       
      Follow the White Rabbit, 2011, acrylique sur toile, 60 x 81 cm


                                            La cachette, 2013, aquarelle sur papier, 24 x 32 cm

                                             The end of the fun, 2013, aquarelle sur papier, 24 x 32 cm

      Sans titre, 2013, aquarelle sur papier, 17 x 24 cm
                                                                                                                    


// MOMIES DE PALERME //
 
« L’Italie, qu’elle a quittée depuis trois ans, est pour
elle un pays tragi-comique, où tout le monde porte
un masque, comme dans le théâtre pirandellien.
C’est dans cette perspective qu’elle consacre une
série aux momies des catacombes capucines de
Palerme qui sont autant de fixations charnelles de
la mort, parfaitement conservées, habillées comme
pour sortir, dans des attitudes très théâtrales. Giulia
Andreani dit elle-même être tiraillée entre le Nord et
le Sud, l’histoire et le théâtre, pourrait-on dire »

Léa Bismuth, 2012
57e Salon de Montrouge.

                                                     Momies de Palerme IX (l'engueulade), 2012, aquarelle sur papier, 18 x 24 cm

 
                                                      La cripta dei Cappuccini, 2011, aquarelle sur papier,12,5 x 18 cm

       Momies de Palerme XXIII, 2013, aquarelle sur papier, 18 x 24 cm
 

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giulia.andreani{at}gmail.com